Orelsan interdit de Francofolies... à cause de la poupée Royal ! - vidéo

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Orelsan privé de Francofolies: le cas du rappeur prend un tour politique .

La déprogrammation du rappeur Orelsan des Francofolies a pris un tour politique, les critiques se concentrant sur la socialiste Ségolène Royal, qui avait, en tant que "sponsor" du festival, souhaité que le rappeur controversé ne se produise pas à La Rochelle.

L'UMP, par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre et de son adjoint Dominique Paillé, a jugé dimanche "intolérable" que le rappeur, auteur du morceau controversé "Sale pute", ne soit pas autorisé à se produire, accusant la présidente de Poitou-Charentes d'avoir exercé "un chantage à la subvention".

"Il est regrettable qu'une grande région française, la région Poitou-Charentes, porte ainsi, du fait de sa présidente Ségolène Royal, atteinte à la liberté d'expression", commente l'UMP.

Le parti de la majorité a fondé ses attaques sur des déclarations de Jean-Louis Foulquier, créateur du festival, qui le premier a accusé Mme Royal de s'être "positionnée en maître-chanteuse", menaçant selon lui de priver les Francofolies de subventions si le rappeur était présent.

Si le festival a nié toute pression, l'ex-candidate PS à la présidentielle n'avait pas caché sa satisfaction après la déprogrammation d'Orelsan, expliquant avoir demandé des "clarifications" aux Francofolies sur sa présence.

"En tant que femme et présidente de la région Poitou-Charentes, je n'ai absolument pas envie de sponsoriser sur mon territoire une personne qui vante les violences faites aux femmes", avait-elle déclaré.

S'invitant dans la polémique, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang a grossi la défense du chanteur, dénonçant "une atteinte à la liberté de communication et d'expression" d'autant plus surprenante que "les Francofolies sont réputées pour leur ouverture d'esprit".

"L'appel à l'interdit et à la censure proféré par la présidente du Poitou-Charente tourne le dos à tous les combats que nous avons menés avec François Mitterrand", dit-il, dénonçant une "attitude régressive".

La région finance à hauteur de 200.000 euros le festival, auxquels s'ajoutent 200.000 euros pour les "Chantiers des Francos", qui durent toute l'année. Ces sommes ont déjà été versées pour 2009.

L'absence du rappeur, prévu mardi, a suscité une levée de boucliers parmi les artistes du festival, qui ont presque unanimemement dénoncé une atteinte à "la liberté d'expression". En vedette samedi, Olivia Ruiz a même dédié son concert à "celui qui n'est pas là, monsieur Orelsan".

Hors festival, le chanteur Cali, soutien traditionnel de Ségolène Royal, pour laquelle il a chanté notamment lors de la célèbre "Fête de la fraternité" en septembre 2008, a fustigé un "acharnement insupportable sur Orelsan", annonçant qu'il boycotterait "avec tristesse mais conviction, tous ces lieux muselés".

Sollicitée par l'AFP, Ségolène Royal n'a pu être jointe lundi.

Au Printemps de Bourges, en avril, le cas du jeune chanteur avait déjà posé problème. La région Centre avait retiré une partie de sa subvention pour protester contre sa présence, mais le festival avait choisi de le maintenir.

Début juin, la mairie de Paris avait retiré de ses 60 bibliothèques le disque d'Orelsan "Perdu d'avance", estimant que ses textes "insultent les homosexuels et glorifient la violence faite aux femmes", selon Christophe Girard, adjoint PS à la Culture.

Dans "Sale pute", chanson qu'il ne joue plus sur scène et qui n'est pas dans son album, Orelsan accable d'injures et de menaces une jeune femme qui l'a trompé.

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